INTERVIEW

ANTHONY MICHAEL JAMES


Depuis notre interview, la carrière d'Anthony a décollé et il vient juste de déménager pour Nashville. Il va maintenant se concentrer sur sa carrière d'artiste. La vidéo de " Sweet Sarah " est diffusée sur Great American Country TV et sera diffusée également dans 15 grands centres commerciaux durant le mois de septembre.
" Je pense qu'il est temps de me concentrer sur ma musique, en tant que pompier professionnel j'ai vu beaucoup de choses que j'espère pouvoir oublier mais maintenant ces souvenirs font partie de moi et m'affecteront pour toujours ".

- Anthony, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bien sûr, je m'appelle Anthony Michael James. Je suis un artiste qui enregistre à Nashville et je suis pompier de profession.

- Comment arranges-tu ton emploi du temps ?

Très difficilement, c'est beaucoup de travail, je passe beaucoup de temps loin de chez moi. Mais c'est quelque chose que je voulais faire depuis si longtemps. Ma famille m'encourage beaucoup, c'est donc plus facile. Mais dans le futur je devrais prendre une décision d'une manière ou d'une autre.

- Mais si tu devais choisir entre ta carrière artistique et ton métier de pompier ?

J'adore mon métier de pompier. Ce n'est pas un métier, c'est plus que ça . Il y a beaucoup d'entraînement, c'est dangereux , tu vois beaucoup de choses que le public normal ne voit pas. J'adore vraiment ce que je fais mais si j'ai à choisir, je préfèrerais être sur scène en tant qu'artiste. Cela sera une décision difficile mais je ne fais pas cela comme hobby, je fais cela pour construire une carrière.

- Peux-tu évoquer une de tes expériences en tant que pompier ?

Lorsque tu fais ce métier depuis un certain temps, tu expérimentes tellement de choses, c'est dur d'en sélectionner juste une. Je pense que la chose la plus surprenante c'est de se trouver dans une situation très dangereuse, l'endroit est en feu et tu es là d'une manière très normale alors qu'aucun être humain ne devrait être dans cet endroit. Je ne peux pas dire que je n'ai pas peur mais j'utilise cette peur à mon avantage. Parce que si je vais au feu et que je n'ai pas peur, c'est à ce moment là que je risque de me blesser.

- Peux-tu nous parler de ton album " Old Friends " ?

C'est un petit album très cool. Nous avons travaillé dessus ces derniers mois et j'ai eu l'opportunité d'écrire avec des personnes vraiment très sympas, j'ai rencontré beaucoup d'amis. J'ai écrit beaucoup en compagnie de mon producteur Doug Deforest qui m'a réellement pris sous son aile et m'a aidé à devenir qui je suis maintenant. Le meilleur conseil que quelqu'un m'a donné un jour était " Tu peux t'habiller comme une star mais n'agit pas comme une star " et c'est probablement le meilleur conseil que quelqu'un puisse me donner. Reste concentré sur ta musique et rends tout cela réel.
Le retour que nous avons sur cet album, c'est " Oh, c'est très rafraîchissant, si différent ". Parce que nous l'avons fait en dehors de Nashville, de la norme nashvilienne. Nous n'avons pas utilisé les mêmes musiciens que tout le monde utilise généralement, et cela intentionnellement pour faire quelque chose de différent
parce qu'il y a tellement de musique et souvent tu ne peux pas dire la différence entre ce disque et ce disque, les chansons sont pratiquement les mêmes, nous voulions être sûrs que ce projet soit aussi original que possible.

- Parle nous de la vidéo de ton single " Sweet Sarah " ?

Cette vidéo est une expérience étonnante. J'ai eu le plaisir de travailler avec Keech Rainwater de Lonestar qui a une compagnie de production qui s'appelle " Rainwater Films ". Il a filmé quelques vidéos ces dernières années et j'ai eu le plaisir de travailler avec lui, il a fait un super travail, nous venons juste de finir et nous sommes très excités. C'est une très bonne chanson et le concept de la vidéo est incroyable.

- Es-tu déjà allé en Europe ?

Non, pour le moment nous avons juste sorti " Sweet Sarah " sur Hotdisc pour les radios européennes et nous n'avons pas eu beaucoup de retour pour le moment, mais ce que j'ai entendu est très positif. J'adorerais venir en Europe, absolument. La musique country en Europe devient importante. Les Européens se moquent de savoir si tu es chez MCA ou Capitol Records. Personne ne regarde cela là bas. Ils écoutent juste une chanson, apprécie un artiste pour ce qu'il est. C'est difficile ici pour un artiste indépendant d'attirer l'attention, en Europe tu peux être une immense star et personne ne te connaît, c'est très surprenant. J'aimerais me produire en Europe, peut être l'année prochaine.

-Quelle est ton opinion sur le CMA Festival ?

Avant tout je suis un fan de musique country et j'ai toujours voulu venir ici en tant que fan et je n'ai jamais eu l'opportunité de le faire. Donc c'est la première fois que je viens à Nashville pour cet événement et c'est en tant qu'artiste !.
C'est un grand événement pour les fans de country music et j'espère que cela continuera parce qu'il semble que les artistes de country music sont beaucoup plus accessibles. C'est une opportunité pour les fans d'être proches et de rencontrer l'artiste de leur choix.

- Si tu devais changer quelque chose dans l'industrie musicale ?

Il y a tellement de choses que j'aimerais changer. Je n'aime pas la manière dont l'argent motive les radios et malheureusement cela se passe comme ça. C'est la grande différence entre l'Europe les Etats Unis. En Europe, c'est plus facile d'être diffuser en radio en tant qu'artiste indépendant et même d'être plus diffusé qu'un artiste majeur ; parce qu'ils se moquent de tout ça, ils entendent une bonne chanson et ils veulent la diffuser. Aux USA, c'est si difficile de faire la différence et de construire une carrière, une diffusion en radio coûte très cher et cela ne devrait pas être comme ça. J'aimerais que cela change, j'aimerais que les artistes indépendants aient une plate-forme aux USA qui pourrait les aider à se lancer.

-Penses-tu que l'image est plus importante que la musique ?

Absolument, mais l'important c'est la musique ce n'est pas l'image, ce n'est pas le look, ce n'est pas les vêtements. C'est du music business, avant tout c'est la musique, le business est effet ultérieur de la musique, nous devons toujours écouter la musique en premier. En ce moment c'est " Il est charmant, il est beau dans un jean très serré et avec un chapeau de cow-boy, il peut chanter un petit peu, on va le mettre en studio, on va faire quelques arrangements pour que le son soit bon, ça se passe tous les jours ! ".

- Penses-tu que ce genre d'artistes peut durer longtemps ?

Si ils sont assez bons, ils peuvent surpasser tout cela comme Billy Ray Cyrus par exemple.
Il est un exemple parfait de la machine nashvillienne. Ils ont pris ce gars, ils lui ont dit comment s'habiller, quoi chanter et ont crée un succès incroyable. Il essaye toujours de dépasser les stigmates du gars de " Achy Breaky Heart ". C'est un artiste qui capitalise sur ce succès. C'est un artiste phénoménal et il est l'exception qui confirme la règle. Il a disparu un temps et il revient maintenant et fait ce qui lui tient vraiment à cœur. Il a fait un album Gospel incroyable. J'aimerais que plus de jeunes artistes mettent la célébrité de côté. Si tu veux juste devenir une immense star, ne fais pas ce métier car il est brutal. En vieillissant, tu deviens plus sage et tu sais ce qui est important pour toi.

- Que penses-tu de Nashville Star ?

J'ai des émotions mélangées. Je pense que c'est une bonne plate-forme pour les artistes qui se font connaître mais quelquefois c'est un peu trop rapide. Ils sont en exposition durant des semaines et même les personnes qui ne gagnent pas sont soumis à ce genre de presse. Ils peuvent détruire une carrière avant même de l'avoir commencé.

- Que fais-tu durant tes loisirs ?

Je n'en ai pas ! Quand je suis en congés, que je ne suis sur la route, je m'occupe de mon petit garçon de 4 ans. C'est très aventureux d'être responsable d'un enfant. J'adore passer du temps avec ma famille.

- Quels sont tes buts pour le futur ?

Mon but est d'avoir du succès pour pouvoir remplacer mes revenus de pompiers avec mes revenus en tant qu'artiste. Mais c'est difficile, je saurais lorsqu'il sera temps de prendre cette décision.

- Veux-tu ajouter quelque chose ?

J'espère simplement que j'aurais l'opportunité de faire connaître ma musique sur le marché car c'est un bon album, tout le monde a fait un super boulot.

- As-tu un site Internet ?

www.anthonymichaeljames.com
Il y a des extraits de l'album, des photos, des infos sur ce que je fais. Vous pouvez m'envoyer un email, je promets de vous répondre !

Interview / photos : Hélène

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